Comment aborder la partie running en triathlon ?

ParJose Marchal

Comment aborder la partie running en triathlon ?

Le running est la partie la plus importante du triathlon. Il détermine votre classement final. Et pour s’assurer un bon classement, il est important de bien aborder cette partie. Nous parlons ici des paramètres à prendre en compte à cet effet.

Réussir la transition vélo-running

Les premiers mètres de la course au vélo peuvent provoquer la sensation de jambes lourdes. L’épreuve du cyclisme sollicite particulièrement les quadriceps. Ces derniers seront donc épuisés à la descente du vélo. Pour mieux réussir la transition vélo-running, vous devez anticiper la transition et vous préparer en conséquence. Cette préparation consiste à augmenter la cadence de pédalage et à desserrer les chaussures à l’abord de la zone de transition.

Il est également nécessaire de visualiser votre emplacement dans le parc pour éviter de perdre du temps à le chercher.

À la descente du vélo donc :

  • Laissez vos chaussures sur le vélo ;
  • Courez jusqu’à votre emplacement vélo à la main, casque sur la tête ;
  • Tenez votre vélo par la selle pour éviter de prendre vos pieds dans les pédales.

Arrivé à votre emplacement :

  • Posez votre vélo à son emplacement ;
  • Retirez votre casque ;
  • Mettre vos chaussures de courses à pied avec élastique ;
  • Prendre vos autres accessoires (lunettes, casquette, ravitaillement) ;
  • Dirigez-vous vers la sortie du parc à vélo en tournant votre dossard sur l’avant.

Il est recommandé de prendre son temps pour effectuer ces étapes que de se précipiter pour finalement mélanger les pinceaux. Lambiner ne vous arrangera cependant pas non plus.

Bien s’hydrater avant la partie running

L’eau permet à l’organisme de stabiliser sa température. On évite ainsi des coups de chaleur. Dans les épreuves de triathlon, plus de 75 % de l’énergie produit par les muscles se transforme en chaleur. L’eau permet également l’élimination des toxines produites par l’effort à travers la transpiration. Cette transpiration entraîne des risques de déshydratation pendant les épreuves de triathlon. La déshydratation est responsable des blessures et de la baisse de performance. On n’a pas besoin d’avoir soif avant de s’hydrater. En effet la sensation de soif apparaît après une perte de poids de 1 %. On perd environ 10% de ses capacités physiques après une perte de poids de 1 % due à la déshydratation.

Une meilleure hydratation consiste :

  • À rester bien hydrater la veille des épreuves ;
  • À boire des boissons d’attente pendant les heures avant la compétition ;
  • À boire de petites gorgées d’eau toutes les 10 à 15 minutes ;
  • À garder un bidon d’eau pour l’aspersion du visage et le rinçage de la bouche.

Quel équipement préconiser ?

Pendant les phases de transition, il est fréquent de voir les sportifs perdre du temps pendant le changement d’équipement. Préférez donc des équipements alliant confort et rapidité. Soyez minimaliste dans le port des équipements. Portez uniquement les équipements qui vous seront nécessaires. Les chaussettes ne sont pas très utiles pour une course à pied de distance moyenne. Vous pouvez donc vous en passer pour un gain de temps de quelques précieuses secondes. Les chaussures de courses doivent être adaptées à la distance à parcourir. Cependant, elles doivent être dépourvues de lacet pour faciliter l’attache.

Il est donc recommandé d’opter pour des chaussures en élastiques. De même, vos chaussures pour vélo doivent être également en élastique pour faciliter leur enlèvement. Les paires de lunettes et de gants sont également utilisées pendant la phase de vélo. Si ces équipements ne vous apportent pas un réel confort ou qu’ils ne sont vraiment pas indispensables, vous pouvez vous en passer. Ainsi vous arrivez léger dans la salle de vélo. Il vous sera alors plus facile de changer d’équipement pour vous apprêter rapidement pour la phase de running.

Partir sur de bonnes bases

Au début de la course, on est souvent tenté d’aller trop rapidement. Il n’est pas très recommandé de commencer ainsi, car il reste des centaines de mètres à parcourir devant. Les premières centaines de mètres sont généralement difficiles à aborder. Il faut adapter son corps à une nouvelle activité physique différente de la précédente.

Le cyclisme est en effet une activité sans chocs, avec une température du corps limité et permettant une hydratation régulière. Par contre, le running est une activité avec choc, avec une hausse de chaleur et de fréquence cardiaque, et une hydratation moindre. Il faut généralement 1 ou 2 km pour trouver son rythme.

Pour bien débuter le running, il est conseillé de démarrer par le footing. Cette manière de commencer demande un moindre effort et l’essoufflement est contrôlé. Elle offre une base d’endurance solide. Une fois cette base posée, vous pouvez envisager d’améliorer votre vitesse en compétition. De plus, il faudra améliorer la posture générale de votre corps et la pause des pieds au sol pour une meilleure accélération.

Ces quelques conseils permettront d’aborder la course à pied avec assurance et de donner le maximum de vous. Pour récapituler, il faut réussir les transitions, bien s’hydrater, adopter des équipements adéquats et partir sur de bonnes bases.

Comment aborder la partie running en triathlon ?

À propos de l’auteur

Jose Marchal author